N’oublie pas… 26 janvier, 2012
Posté par Usure pas triste dans : exercices de style,melancolie pas triste , ajouter un commentaire
N’oublie pas mon petit cœur
lorsque tu t’éveilleras chagrin
les larmes aux yeux demain :
Tu es l’artisan de ton malheur.
Aux jeux, je n’aime pas perdre
Et tant que tu tentes et joues
Je te maintiens en joue
Et tournoient nos méandres.
Retient petit cœur sans doigté :
Tes onctueuses manipulations
me font mauvaises impressions
Et entrainent mon rejet.
N’oublie pas petit cœur : L’amertume de tes heures, c’est le sel des larme que tu me fais verser.
N’oublie pas petit cœur : Mon cœur a trop d’ardeur pour se soumettre à un sans cœur.
N’oublie pas petit cœur : Ta méchanceté, n’entrainera que ton étrangeté.
N’oublie pas petit cœur : Je t’ai aimé, mais que tu m’en as empêché.
Eclate 21 janvier, 2012
Posté par Usure pas triste dans : Hysterique, pas phatallique,Jusqu'au bout des seins.,melancolie pas triste , ajouter un commentaireEt soudain, la joie me revient
C’est un petit matin de rien
Un matin sans toi, enfin!
L’entrain de la nuit, ma nuit
M’enrobe et me saisit
sont asséchés mes soucis
J’ai je crois sur le bout des doigts
ébauché la formule du toi et moi
je te la donne, c’est moi sans toi!
Désir et fantaisies sont poésies
Ils hantent mes vies
Vie de vermeille, vie de paresse
Vie de tigresse, vie d’abeille
Peu m’importe tes fariboles
Tes lois m’importunent
Vivre sans prince ou sans lune
peu m’importe je m’envole
J’avais oublié ce terrible gout
cette dernière et exquise retrouvaille
Elle est venue me chercher
Alors que de moi tu faisais ripaille.
D’une légère et tendre moue
les scrupules elle m’a ôtés.
Ma vie, mes envies, mon cœur éclatent
Mais de moi je ne t’écarte!
Non tu restes mon amour
Je me décharge seulement du toi et moi
Notre entité est veine : je l’éclate!
Toi sans moi
Moi sans toi
C’est peut être la clef du toujours
mais c’est surtout celle de la liberté
L’aventure des Stein, exposition au grand palais. 20 janvier, 2012
Posté par Usure pas triste dans : Non classé , ajouter un commentaire« Matisse, Cézanne, Picasso…. » Un programme, plutôt alléchant!
La présentation des tableaux et sculptures, achetés et revendus par la famille des Stein est impressionnantes.
C’est l’occasion de contempler des œuvres, côte à côte, contemporaine d’une époque. Les influences, ainsi que la progression dans le temps sont intéressantes à observer.

Choisies par des personnes, aux goûts et caractères affirmés, ses œuvres constituent un échantillon de l’art de la première moitié du 20ème siècle. Les choix et paris sur certains artistes des différents membre de cette famille sont assez époustouflants, et plus particulièrement ceux de Gertrude Stein. C’est d’ailleurs regrettable que dans cette exposition l’histoire de la famille des Stein ne soient pas correctement expliquée (je n’avais pas pris l’ audio-guide).
Les différents conflits, désaccords, ainsi que les « accidents de la vie » sont passés sous silence. Les choix de Léo semblent par exemple beaucoup plus « conservateurs » que ceux de Gertrude, qui parie sur des « nouveaux » artistes. Il semble que ce frère et cette sœur aient une relation particulière qui retentit sur leurs choix artistiques.

Une préférence pour Matisse pour les uns, et le choix de suivre Picasso lorsqu’il commence à peindre des œuvres moins « illustratives » pour l’autre sont présentés de manière judicieuse, finalement c’est un peu un espace qui est consacré à chacun, à l’univers de chaque membres de la famille.



J’ai préféré la période cubiste (of course), et j’avoue que j’aurai aimé comprendre pourquoi aucun tableau de Braque n’était présent dans la collection. C’était aussi la première fois que je voyais certains tableau comme par exemple ceux de Juan Gris, j’aurai aimé savoir comment Gertrude Stein en est venue à préférer Juan Gris et Picasso à tous les autres.

Quelques tableaux m’ont marquée par leur beauté, je vous les met juste là :

En guise de conclusion, à cette petite brève de retour, je vous invite à écouter cette petite musique :
l’allé et l’écrit 12 décembre, 2011
Posté par Usure pas triste dans : melancolie pas triste , ajouter un commentaireCe soir ou cette nuit,
je peux te le murmurer, je m’en vais
Je me retire de ce pays.
Et l’écrit me brule à nouveau
La douleur éventée perd son rance.
C’est un panel qui me hante
Celui du noir et des larmes
Celui de la rage qui n’est pas mienne.
Celui de l’indifférence funeste.
Un gribouillis de coeur
Une rature saignante, un jeu de trop
un soupçon de rancoeur
Mes larmes ne sont pas faiblesses
Elle sont le préalable de toute décision.
Mes doutes batissent des forteresses
Et bien avant que tu ne comprennes :
C’est un aller vers ma vie
c’est un départ de la tienne
je te laisse.
Monter amoureuse de Maya Barsony 20 septembre, 2011
Posté par Usure pas triste dans : musique/mois selon moi,substance musicale , ajouter un commentairePetite brêve pour vous informer d’une jolie sortie : Le nouvel album de Maya… J’en profite pour vous parler de la promotion de son album, qui est une succession de petites vidéos ou Maya joue le rôle d’une chanteuse amoureuse, experte en amour. C’est bien foutu, (elle est belle) et puis même si les sketchs sont parfois un peu pauvres, il y a de l’idée :
Peut être vous rappelez vous du précédant? Hé ben, c’est d’un genre différent, disons que cet album pourrait s’appeler préliminaires et le précédant coït. Et oui moins de connotation sexuelle, seulement des références sexuées et amoureuse. Mais des paroles toujours aussi fines (et oui c’est mon avis) des traits d’écrits amoureux et drôles, musicalement ça sonne bien on s’ennuie pas. Retour à l’essentiel ? Je ne crois pas, mais un aller à la poétique amoureuse. Aux mots moins durs, moins crus, mais qui sonne toujours.
Pour que vous notiez la différence je vous met 2 clips issus du premier album :
Et puis le nouveau :
Bonne écoute !
(perso j’adore talons aiguilles)
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Peur brêve 6 septembre, 2011
Posté par Usure pas triste dans : Jusqu'au bout des seins.,melancolie pas triste , ajouter un commentaireTa silhouette bourdonne, ma voix te nomme, bien malgré moi.
C’est la peur de ma vie, le souvenir d’une envie, le parfum du précipice que ta peau et tes sévices m’administrent.
C’est le renoncement qui lutte encore, c’est l’histoire du toi et moi qui me foudroie une nouvelle fois. Et puis quoi ?
Ce n’est pas la peur de l’avenir, seulement le frisson du devenir, ce glissant le long des joues, allez je t’en prie, on rejoue…
Je défais ma main, dans l’heure, y laisse mon coeur plein.
La partie déraisonne, si je devais perdre, les règles j’anéantirai.
Le sel ne lave pas. De ressentiment, il baigne mes élans futurs.
Que se brise mes idées, que s’épuisent mes doutes, c’est vautrée peut être que je me terminerai.
Mais peu m’importe la chandelle, attends moi, s’il te plaît, je viens.
La délicatesse, et ma colère… (David Foenkinos) 9 août, 2011
Posté par Usure pas triste dans : carrement pas !!!,Jusqu'au bout des seins.,Lectures , 8 commentairesC’est la colère qui une nouvelle fois vient me faire vomir ma bile sur ce blog. Il s’agit de vous parler du livre de David Foenkinos : La délicatesse… Au secours ! Une amie, très bonne amie, me l’a conseillé, ce n’est donc pas une attaque en ordre rangée de notre amitié, mais une simple mise au point sur la putréfaction en littérature. La quatrième page de couverture déjà avait eu le mérite de me faire frissonner de désespoir :
« Il lui demanda ce qu’elle voulait boire. Son choix serait déterminant. Il pensa : si elle commande un déca, je me lève, et je m’en vais. On n’avait pas le droit de boire un déca à ce genre de rendez-vous. C’est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. À peine rencontrés et déjà s’installe une sorte de cocon un peu mou. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Oui, le thé c’est incontestablement une ambiance de belle-famille. Alors quoi ? De l’alcool ? Non, ce n’est pas bien à cette heure-ci. On pourrait avoir peur d’une femme qui se met à boire comme ça, d’un coup. Même un verre de vin rouge ne passerait pas. François continuait d’attendre qu’elle choisisse ce qu’elle allait boire, et il poursuivait ainsi son analyse liquide de la première impression féminine. Que restait-il maintenant ? Le Coca-Cola, ou tout autre type de soda… non, pas possible, cela ne faisait pas du tout femme. Autant demander une paille aussi, tant qu’elle y était. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fi lle douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Non, le mieux, c’est de choisir un entredeux, comme l’abricot. Voilà, c’est ça. Le jus d’abricot, c’est 15 parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse, pensa François. À cet instant précis, Nathalie releva la tête de la carte, comme si elle revenait d’une longue réfl exion. La même réfl exion que venait de mener l’inconnu face à elle.
« Je vais prendre un jus…
— … ?
— Un jus d’abricot, je crois. »
Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité. »
Juste après l’avoir lu d’ailleurs j’ai voulu reposer ce détritus sur le rayon, mais malheureusement une femme de mon âge m’a dit : « il est vraiment très bien, vous allez passer un bon moment, c’est fou tous les prix littéraires qu’il a « . ET après lecture, je peux lui répondre : » Ouais c’est un truc de DINGUE! »
Pourquoi cet extrait, qui est à l’image du livre, m’indigne? Allons, allons… Vous connaissez le genre? Vous savez cette répartition navrante des rôles sociaux centrées sur une vision binaire de l’humanité, à savoir les hommes et puis les femmes? Vous avez remarqué comment « François » met la pression sur la féminité? Vous avez remarqué à quel point cette féminité est définie dans cet extrait par un homme? Alors en admettant des rôles hommes et femmes qui différent pourquoi pas, (ça se défend très bien) pourquoi figer les femmes dans une représentation fabriquée par des hommes?
Le livre est d’ailleurs une vision masculine de la vie sentimentale d’une femme, il commence ainsi : « Nathalie était plutôt discrète (une sorte de féminité suisse). Elle avait traversé l’adolescence sans heurt, respectant les passages piétons. » Nous sommes tout de suite mis au parfum des grandes ambitions de notre auteur, écrire des choses profondes en les narrant de manière légères. Nathalie cette femme parfaite que tout le monde désire avec ou sans talon aiguille, va prendre cher. Cette femme ambitieuse et brillante, qui à l’apogée de sa carrière, dirigera une équipe de 6 personnes…(ouah!!!) est décrite et redécrite comme un idéal physique et un idéal d’intelligence, à un tel point que l’on ne comprends pas que notre auteur ne soit pas plus créatif sur l’évolution professionnelle de Nathalie. Sa carrière d’ailleurs elle la plaquera pour des sentiments trop forts envers le mec le plus paumé de la terre (on nait femme, un point c’est tout dans la tête de David). Donc Nathalie,disais je, va connaitre le grand amour, sans crise, sans question inutile, ça va durer 7 ans (parce que c’est un chiffre magique). Puis François le macho va mourir, arf!
Là on sent que l’auteur hésite il utilise des termes définitifs, qui se prononcent à l’église « toujours, jamais… » Va t’il faire mourir Nathalie de chagrin? C’est tellement la femme idéale pour l’homme en général qu’il conviendrait de la faire mourir, vu que sa raison d’être est décédée…
Mais l’auteur a besoin d’écrire un livre d’un peu plus de 50 pages, et vu qu’on s’est déjà bien ennuyé sur la première partie, qui est d’une rare insignifiance, ça va de la rencontre à la demande en mariage et au mariage pluvieux. Et oui je crois que la vie sans aspérité n’a pas d’intéret, c’est toujours la même histoire de prémaché, je m’ennuyais pour Nathalie qui en plus n’était qu’une pauvre princesse résultat d’une projection masculine d’un vieux conte de fée…
Bref David, avec indulgence, fait durer le deuil de Nathalie sur 3ans… Pendant 3ans elle fait un deuil impeccable, et finalement telle une femme, soumise à la biologie de son sexe, son désir se réveille… Avant son envie que l’on pourrait qualifier d’humaine de rencontrer quelqu’un. C’est ici que l’histoire me choque, c’est l’horloge biologique qui est la seule justification possible à la sortie du deuil… Aucune autre raison ne semble trouver une légitimité aux yeux de l’auteur. Hors Nathalie est, certe une femelle, mais elle est avant tout humaine, et comme il le souligne à plusieurs reprises, particulièrement intelligente, elle est donc théoriquement capable d’introspection, d’interrogation… (Je ne nie pas l’importance du désirs physique bien au contraire.)Il manque à Nathalie l’étoffe d’un vrai personnage, l’auteur ne lui invente pas d’amis, l’auteur ne lui donne pas de sexe-toys, l’auteur ne lui prête pas de désir et de fantasme propre, les seuls qu’il évoque sont ceux de la biologie bien indépendante de sa personnalité de femme en deuil. Heureusement l’auteur en dernier recours pour donner un peu de sens à son histoire, invente pour Nathalie une région d’origine et une famille, ce qui définit visiblement, dans sa tête, une femme…
Sa deuxième histoire d’amour est dans la même ligné, c’est un réveil avec un homme inexpérimenté et laid, l’inverse du premier ( inversion de karma mes amis!!!). Mais c’est seulement avec cet homme que David lui accorde le droit de s’en sortir, le pêché est moins grand… (Attend mec !!! Ils se sont marié et elle a juré pour toujours!!!)
En fait, à la fin du livre j’ai pleuré, j’aurai aimé lire une histoire avec le même timing, une histoire qui ressemblerait un peu à un livre en revanche lui formidable : « le mec de la tombe d’à coté ». Imaginons que David se soit coupé le poil dans la main et est au cours de sa vie est fait l’expérience de l’altérité… Alors l’histoire de cette femme aurait pu être tout autre.Elle aurait rencontré François, elle aurait commandé un coca, ou une bière, il aurait pansé la même chose, mais elle l’aurait quand même épousé.Et oui, François aurait fait l’expérience de l’altérité, il n’aurait pas rangé Nathalie dans une case (ou cage)bien construite pour ses besoins. François aurait pu mourir, où ils auraient pu se séparer.Nathalie aurait pu au bout de 7ans avoir rencontrer quelqu’un d’autre, elle aurait pu avoir envie de découvrir quelqu’un d’autre sans pour autant passer par 3ans de pleurs… Nathalie aurait pu appartenir à la vrai vie et pas à un idéal mystifié qui sent les chrysanthèmes en plastique.
Je vous épargne la critique de sa plume, en elle même,elle est mauvaise, c’est l’art de faire des phrases creuses…
Avec toute mon usurpation et mes pensées pas tristes…
UPT
Pressoir
Posté par Usure pas triste dans : Jusqu'au bout des seins.,melancolie pas triste , ajouter un commentaireC’est un petit jus, qui se coule,
au creux du coeur et remonte en vapeur
Une histoire d’agrume, d’espoir
c’est sans mesure régulière,
du tressaut aux longs tremolos.
Ce n’est pas sans fin ni sans chagrin,
c’est un peu plus intéressant,
Il ne s’agit pas d’énoncer le bien
mais de se servir de ses 2 mains
Et plus si affinité où finalité.
Loin des pulsations, il s’agit de pressions
Ainsi le temps ne bat pas, mais compresse.
Et ce jus que tu me presses,
est un fruit de paresse
et seule l’amertume, tu me laisses.
Notre histoire, ma mémoire et la peur du soir
Ne veulent dépendre de ton pressoir.


















