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Claude, Virginia, Myléne

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Truc énorme à raconter… enchaînement magique !

1-Dans ma liste de lecture futuro-actuelle, en premier j’ai lu le Taschen sur Monet, j’ai trouvé des tableaux très beau (même sans les explications) je vous met par ordre d’apparition ceux qui m’ont interpellés :

Le boulevard des capucines

La gare st Lazare l’arrivée d’un train

Palais Contarini

Camille Monet sur son lit de mort 

Le printemps

Claude, Virginia, Myléne dans conficulture Monet_Boulevard_des_Capucines_1874

 

 

Grâce à Monet la ville est belle, on sent   son coeur qui déborde devant ce  tableau (surtout moi personnellement),  on saisit l’instant, mais pas  seulement je trouve aussi que l’on saisit la  beauté de cet instant, sa complexité,  sa lumière et la poésie qui découlait à ce moment là. Je pense que l’on peut parler de beauté que Monet nous révèle, dans le sens ou il la met à notre portée.

 

 

Je suis restée insensible aux toiles sur les meules de foin ou de la cathédrale de Rouen (mais attention je dis pas que je n’ai pas aimé : le concept, le travail, la trouvaille de l’étude de l’instant m’ont impressionnés mais ne m’ont pas émus !!). Les paysages plus exotiques m’ont aussi moins intéressés, moins interpellés (je crois que c’est un mot plus juste car les paysages dessinés me sont moins familiers…)

Je pense que le coté inspiration Japonaise n’est pas assez traité dans le Taschen… alors plus tard j’enrichirai cette lecture.

Le fait de voir quelques tableaux de Renoir (ami de Monet), notamment la grenouillère selon leur deux points de vue m’a donné envie d’aller voir l’expo à paris au grand palais… Voir ça en grand! mais j’avoue que malgré les explication je n’ai pas bien compris les différence « fondamentales » entre ces 2 peintres alors je crois que je lirai aussi plus tard sur le mouvement impressionniste en général.
J’ai aussi adoré la vie de Monet, ces choix, l’homme qu’il a essayé d’être envers et un peu contre tous! (bon je suppose que c’était un peu romancé…)

paris25_monet dans Lectures

claude-monet-palais-contarini-1908

 

 

Toute sa période sur Venise, je l’ai aimé autant que toute sa série sur les nymphéas…je ne remet pas de tableaux sur les nymphéas (j’en ai mis dans un autre article (Back Italia)) parcequ’en tout petit c’est trop frustrant pour les nuances !

 

 

82343

 

 

Le portrait de sa femme morte m’a émue, voir bouleversé (petites larmes dans le train entre Paris et Nantes, peut être les retombées du red bull… j’sais pas).

J’avais trouvé leur histoire d’amour sacrément déterminée et belle pour son acharnement, sa continuité. Et là ce tableau pour tout finir c’est vraiment une drôle de sensation!

 

 

 

2- Dans ma liste de lecture futuro-actuelle, en deuxième j’ai lu Mrs Dalloways de Virginia Woolf (booster par l’idée de pouvoir en parler à Jeane qui passait dans le coin)

je précise maintenant que je ne lis jamais les préfaces encore moins les introductions, je supporte pas que l’on ne me laisse pas le plaisir de découvrir une histoire… si par hasard je dois les lire c’est à la fin du livre (et que si j’ai rien d’autre à me mettre sous la dent…)

Au bout de quelque pages de ce petit livre vraiment bluffant une sensation d’impressionnisme a commencé à me titiller! d’abord parce que le temps y es marqué de manière très régulière (le livre entre autre c’est l’écoulement d’une journée). Je veux dire par là que le temps est ponctué par le big-ben par les différentes occupations de la journée et qui sont liées à l’heure (les repas, les achats, les préparations, la sieste, les réceptions) ensuite Virginia Woolf nous parle sans cesse de lumière, de beauté elle nous décrit Londres ou plutôt nous la dépeint dans la magie de l’instant, les sensations qui font qu’un sentiment de beauté diffus (pas forcément porté à la conscience) anime la journée de ses personnages.. ces personnages eux même par leurs différents ressentis d’une même scéne donnent dans l’impressionisme! Allez je vais pas résister à l’exercice très, très stylé de citer, (mais c’est vraiment long de retaper des descriptions alors je prend juste des impressions très rapides):

 » enveloppés dans l’air gris-bleu du matin comme dans un doux filet qui, au cours de la journée se dépendrait d’eux »

« regarder une feuille frémir sous le souffle de l’air était une joie exquise »

A la fin du livre je me suis dit quand même on dirait un écrivain impressionniste! et puis comme j’avais rien d’autre à faire j’ai lu l’intro et la au stupeure on y parle d’impressionnisme!

Bon je n’ai pas que ca à dire sur le livre… en faite beaucoup de choses me parlent dans les énnoncés que fait Virginia Woolf sur la vie, je vais en citer deux qui pour moi sont des propos qui viennent alimenter des réflexions et qui me prouvent que je ne me suis pas perdue en vaine masturbation intelectuelle, qu’il y a du vrai dans ma démarche, et qu’il y a un aboutissement chez d’autre qui ressemble au mien :

« et son esprit retomba, plat comme un marais, sidéré par trois sentiments intenses ; l’intelligence des choses ; une immense philanthropie et pour finir comme si elle en résultait une joie délicieuse, irrépressible, comme si, à l’intérieur de son cerveau, la main d’un autre tirait les ficelles, ouvrait les volets et que lui indifférent à ces choses, se retrouvait à l’orée d’avenues interminables où il pourrait s’avanturer si il le voulait. »

« Une vie entière ne suffisait pas, maintenant qu’il en avait acquis le pouvoir, pour en faire ressortir toute la saveur ; pour en extraire chaque grain de plaisir, chaque nuance de signification ; qui l’un et l’autre étaient tellement plus dense qu’autrefois, tellement moins personnels »

Ce livre est surprenant car par tous les personnages on a une approche des différentes raisons qui font que l’on vit (ou que l’on fait le choix de vivre)… et donc pour moi elle ne meurt pas à la fin!

la beauté est le principal motif du livre! je kiff!

 

3-Ensuite je marchais dans les rues de Nantes,

Je pensais à Mrs Dalloway, à la description de Londres, aux raisons qui ont poussées cette femme à se sucider malgrés la beauté ambiante…

J’étais mélancolique et mes pensées, mon humeure m’ont fait penser à une chanson de Myléne Farmer qui s’appelle« Dans les rues de Londres » (la chanson 3 de avant que l’ombre)

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Découvrez la playlist Virginia woolf et  myléne avec Mylène Farmer

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Alors en tant que bonne fan j’ai regardé si par hasard je l’avais pas dans mon mp3…

Je l’avais,

J’ai commencé à l’écouter et quand Mylène au refrain à tout simplement dit « Virginia »…

Y a une bulle de joie qu’a pété dans ma tête!

Voila vous savez tout!! ah non j’ai oublié de dire que j’ai lu un autre livre d’elle avant mais j’avais un peu moins aimé « la traversé des apparences ». Néanmoins il y a dans ce livre une phrase cultissime (pour moi) que je cite à tout bout de champs… ca concerne les attentes que l’on a vis à vis de l’être aimé…

« Ce que l’on attend de l’être aimé c’est qu’il nous maintienne au meilleurs de nous même »

Toute une théorie de stimulus en découle, et tout l’art d’être amoureux sans se « gâcher » en est la conséquence!

Et puis bah après cet article je vais aller regarder « The Hours » pour rester dans le ton (je sais je suis pas normale, je l’ai tjs pas vu!!)

bon je précise à quelques personnes insensibles aux charmes de Mylène Farmer que j’assume.

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3 Commentaires

  1. Enaej

    6 octobre, 2009 à 17:49

    Bel enchaînement de pensées ! C’est vraiment encourageant d’appréhender des pièces du monde (culturel ou autre) qui sont en interaction.

    J’écouterai la chanson de Mylène dès que je pourrai mais c’est impossible depuis l’Espagne sur Deezer !

    PS : Je suis contente que tu aies autant aimé virginia Woolf !

  2. Usure pas triste

    7 octobre, 2009 à 17:02

    Et en plus j’ai adoré The Hours même si j’arrive toujours pas à le prononcer!

  3. electroclite

    14 février, 2010 à 16:12

    hey you, regarde ça

    http://pointdesuture.unblog.fr/

    (unblog ;) )

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