Accueil conficulture J’ai tant rêver de toi… Robert Desnos, Jonsi et Usure immitation…

J’ai tant rêver de toi… Robert Desnos, Jonsi et Usure immitation…

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Moment de sincérité aujourd’hui… même si je meurs d’envie de vous parler de MGMT et autres nouvel album… Je vous met quand même un peu de musique, sur laquelle je rêve éveillé grâce au guitariste de Sigur Ros.

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Découvrez la playlist Jonsi avec Jónsi

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Je veux vous parler d’un texte que j’aime beaucoup, je le connais depuis l’âge de 17 ans il me berce.

Je ne le site jamais mais me l’auto-récite à la recherche d’antidote.

Il me hante, me poursuit, il revient sans répit…

Je crois même que tous mes écrits, n’en sont que pâles tentatives  de copies. En voici une preuve d’ailleurs :


Esquisse, relations en forme de boucle,

acharnée j’y tourne, y retourne et m’écroule.


Fort potentiel  à rêverie,

addiction à l’auto-supercherie,

L’idéalisation est ma maîtrise…

Mon doigté sait le point de brise.

Et de réalité entrave ma ronde

Je chute, brutale en ce monde,


Le coeur ballant

Je vous attend…


Les yeux prêt à peiner encore

évidement pas sans votre accord.

Volontaires à toutes ecchymoses.

Afin de saigner je m’interpose…

Assommée de sentiments non allégés

Sous emprise, j’appelle à la mêlée.


Abrutis d’émois, je crie au Moi.

Mais au fond j’ai envie de Toi…


Et donc le texte en question est de Robert Desnos :

J’ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité.
Est-il encore temps d’atteindre ce corps vivant
Et de baiser sur cette bouche la naissance
De la voix qui m’est chère?

J’ai tant rêvé de toi que mes bras habitués
En étreignant ton ombre
A se croiser sur ma poitrine ne se plieraient pas
Au contour de ton corps, peut-être.
Et que, devant l’apparence réelle de ce qui me hante
Et me gouverne depuis des jours et des années,
Je deviendrais une ombre sans doute.
O balances sentimentales.

J’ai tant rêvé de toi qu’il n’est plus temps
Sans doute que je m’éveille.
Je dors debout, le corps exposé
A toutes les apparences de la vie
Et de l’amour et toi, la seule
qui compte aujourd’hui pour moi,
Je pourrais moins toucher ton front
Et tes lèvres que les premières lèvres
et le premier front venu.

J’ai tant rêvé de toi, tant marché, parlé,
Couché avec ton fantôme
Qu’il ne me reste plus peut-être,
Et pourtant, qu’a être fantôme
Parmi les fantômes et plus ombre
Cent fois que l’ombre qui se promène
Et se promènera allègrement
Sur le cadran solaire de ta vie.

N’est ce pas merveilleusement triste, merveilleusement réaliste ?

En tout temps, en toute relation ?

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Un commentaire

  1. Benjamin L

    20 avril, 2010 à 18:53

    J’aime beaucoup ce poème de Desnos. Vraiment.

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