Etat latent

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Un appel et  me voilà 10 ans plut tôt.

Un écrit et j’oublie les deux ans écoulés,

Un rêve et je me retrouve avant tout ça.

Je t’aperçois et j’oublie mon présent.

Ta voix, et mes larmes sont là, inconsolable comme avant.

Je te relis et j’oublie l’après de la première lecture.

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C’est une sensation d’étrangeté nocturne, un état présent anachronique

D’une situation d’alors, comme si je m’étais figée sentimentalement.

Tout est là :

Ta dureté qui brille à mes yeux tel le diamant,

La paresse de mon coeur à se secouer,

l’entrain d’alors,

l’espoir d’un mieux,

le désespoir de la déception,

la solitude des heures.

Rien n’a donc changé ? 

Toute cette activité c’était pourquoi? Puisque me revoilà j’ai tout oublié de l’après, comme si c’était trop fort, comme si j’avais fait semblant juste pendant des années, euphorie du rien, un faux plein au bord du vide. Une pensée, un relan et tombe l’ombre qui me cachait la forêt, je n’ai rien mis entre elle et moi.

Mais que fait le temps? Je lui faisait confiance pour l’oubli des trop grands vides, mais voilà que je le traverse et retourne vers les falaise d’alors, que les épine sd’aujourd’hui ne peuvent m’empêcher de retomber en chute libre. Egarée sur la carte du grand caynon des joies et peines du passé… Sans savoir pourquoi le plat d’hier n’existe plus, c’était un mirage, il n’a jamais existé. Les battement de mon coeur n’ont jamais voulu y marcher.

Ou suis je? Qu’ai je fait depuis ce plongeon? Tout est tellement glissant dans mon présent, pourtant j’ai voulu clouer ces putains d’épines qui font ma vie. J’ai voulu m’y saigner, pour oublier ou plutôt pour ne pas penser, pour ne pas me forcer à laisser s’atténuer le passé. Il est donc toujours là, latent il suffit d’un rien pour que je replonge, dans une multitude d’état… Rien n’est terminé, le deuil est un concept que j’ignore. Cette ombre me permet l’obscurité sur les affres d’avant, les joies d’alors, et si le soleil se lève sur ces falaises saignantes alors soudain j’ai peur, tellement peur, rien n’est terminé je ne sais pas terminer je sais juste que je peux au mieux m’achever. 

Comment laisser filer, comment vivre de présent ? Je ne sais plus, je ne peux plus. Et pire je ne l’ai surement jamais voulu…

Je ne suis plus usurpalement usée, mais usée de l’usurpation.

A quoi bon ?

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2 Commentaires

  1. laventure

    17 février, 2011 à 21:03

    Là, franchement, une seule chose s’impose :
    - Aller boire des canons !!!

  2. Usure pas triste

    18 février, 2011 à 8:08

    D’ailleurs je pars au pays de la bière!
    On verra si ça m’inspire mieux…
    merci pour ce conseil!

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