Accueil carrement pas !!! Mépris au nord… Illustration musicale 1

Mépris au nord… Illustration musicale 1

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Sous titré : « L’amour va au mépris, comme l’aiguille va au nord ».

Aujourd’hui je la joue illustration. Suite à une « remarque-citation », suivi d’une discussion  avec Bidon d’Huile (une huile essentielle de ma life désormais) :

« L’amour va au mépris, comme l’aiguille va au nord »

J’ai décidé devant la vraisemblance du propos et mon refus absolu de son sens, de vous illustrer dans un premier temps … sa pertinence!Alors bien entendu j’ai pas du tout l’intention d’être objective (en terme de genre).

Donc je vous ai fait une compilation et oui j’avoue, un tout petit partit prix : j’ai pas mis de voix d’hommes…

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Découvrez la playlist mépris au nord avec Ariane Moffatt

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J’ai aussi décidé de me mouiller un peu plus que d’habitude et de vous livrer ma compréhension de chaque texte :

Brigitte et son titre Claude François :

Le décor est vite planté, « Brigitte » apparait comme incapable de dire non et de se défendre, le mec dont il est question a déjà fait un joli carnage dans sa vie, et gentiment méprisant, il revient pour mieux repartir, l’air de rien. C’est un peu comme si il venait vérifier son pouvoir de séduction, et une fois rassuré hop « Brigitte » à la poubelle!

« Ce que j’ai sur le coeur » de Claire Diterzi :

Titre qui démontre l’importance du coeur même dans une vie politique (elle incarne dans ce texte Rosa Luxembourg), hors l’on comprend qu’elle est très seule, que son « amour » ne daigne pas lui répondre, ne daigne pas la traiter comme une personne équivalente à lui même.

« La Barricade » et « Retourne chez elle » d’Arianne Mofatt :

Dans l’histoire de la barricade (dont je vous ai déjà parlé), on voit comme dans « Retourne chez elle » toute l’incompréhension du garçon.Il n’a pas conscience que l’autre a aussi une compréhension de la situation, qu’il n’y a pas que la douleur du déséquilibre amoureux, mais aussi la douleur de ne pas être traité dignement.

« Dis moi » de Babet :

Il s’agit là d’un crève coeur, dont l’aiguille  revient remuer tout le démesuré d’un attachement à un être incapable de comprendre l’intensité des sentiments de l’autre. Il revient lui aussi de manière insolente pour s’assurer de son pouvoir, sans respect pour le chagrin.

« Paris 10h du soir » Coralie Clément et « La reine des pommes » :

Pour « paris 10h du soir « Le texte est lui aussi très clair, la vie c’était bien avant lui, elle ne parle de lui qu’en deuxième partie elle décrit une vie parisienne joyeuse ou elle vivait et ou désormais elle survit. Puis elle parle de lui, en plus de ne plus l’aimer, il l’a mis plus bas que terre, dans son décor à elle.

La reine des pommes je pense qu’il y a pas trop d’explication à donner, c’est un beau salaud, elle est à ses pieds et cette situation est le préalable, nécessaire au mépris, qui fait que tous les deux ne jouent pas dans la même cour.

« Par la fenêtre » Daphné :

Dans ce texte Daphné veut du concret, les mots ne lui ont jamais suffit. Elle se sent esseulée et même humiliée du manque d’interet manifesté par ce qui est peut être un amant, mais peut être aussi un parent. Elle parle de lettre de noblesse mais refuse de les lire, je pense que c’est le décalage entre ce que l’autre est capable de donner et ce qu’elle en attend. (A sa manière en refusant de les lire, elle lutte)

« Au port » de Camille :

Le concept d’amant monument, est très puissant, ma mère et moi même le nommons « Homme soleil »(mais c’est le même). Il y a une sorte de religion, l’homme est le dieu, la femme, la fille s’y perd, tandis que lui plus ou moins conscient de ce statut ne fait que jouir de la situation. Hors comment vivre sans soleil si on n’a même pas de dieu?

« Inséparables » Mylène Farmer :

C’est peut être le texte le plus border-line dans cette compile, c’est d’abord le chagrin en effet qui est le sujet. Mais elle dit tout de même « et toi tu vas bien », le reste du texte est tellement tragique que l’on se demande comment quelqu’un qui a un tant soit peu d’estime pour l’autre puisse aller aussi bien, devant une telle souffrance.

« Dés demain » Holden :

Holden parle de décalage, elle est amoureuse pas lui, elle est coupée de lui, il ne la comprend pas et pire il lui demande de se comporter comme lui, sans prendre en compte la différence entre leur deux situations.

« Post-scriptum » Zaza Fournier :

Là aussi c’est un décalage entre le carnage et le désir/amour qui persiste, face à l’indifférence de l’autre.

« Rendez vous avec un salaud » et « osez » de Oh la la :

Je finis par ces deux textes, parce que je pense que la situation est bien analysée et à la différence des autres textes nous n’avons pas affaire à une victime innocente. (Elle est victime malgré tout, on ne se sort pas de ce statut comme ça).

Elle est à la différence des autres pas une victime consentante.Elle a une conscience assez aigüe de l’ambiguïté de son comportement, elle est méprisée, c’est un connard mais elle lui court après non pas pour le faire changer mais pour se faire sauter (différence avec Coralie Clément). Puis dans « osez » elle est pas loin de lui dire, que son joli minois va pas suffire, pour justifier qu’elle tolère son mépris et qu’il lui fasse perdre son temps. Donc même l’attrait sexuel pourrait ne pas justifier ce comportement…

Toutes les autres sont chagrinées et finalement se plaignent d’un état qu’elles n’ont pas pensé, qu’elles ont très peu analysé. La raison du comment elle en sont là, leur parait liée à l’autre mais il est selon moi inhérent à leur personnes. Si elles sont victimes de quelque chose, c’est de la loi du genre, on les a éduqué pour attendre le prince, pour attendre, l’homme soleil celui qui donnera un sens à leur vie. Et comme on ne leur a pas non plus donné les ailes pour dépasser le besoin de l’autre pour justifier son existence (sinon très peu ferait des enfants), elles n’ont pas les armes pour se sortir du bourbier de l’autre.

Pour différentes raisons le mec « abuse », il y a quand même une sorte de tendance « le salaud » c’est aussi le séducteur, qui a sa manière est lui aussi dans une situation de dépendance (un peu moins essentielle à sa survie), mais tout aussi lié au genre. Et oui pour être une vraie abeille, il ne faut pas que les fleurs cessent de le réclamer. Ou pour être un bon collectionneur, il faut que toutes les pièces de la collection aient donnée leur maximum.

Voilà dans cette configuration de dépendance, de besoin de l’autre le déséquilibre entraine le mépris. Mais de là a dire que c’est la seule issue?

Dans un deuxième temps (=autre article) je vous ferai l’explication du refus de ce constat, et je vous proposerai alors des solutions en chanson, de sortie du schéma…Mais pour le moment je vous laisse vous imbiber de l’idée du mépris qui suinte dans les textes.

Et voilà deux réponses :

http://desnouvellesdederrieremonfront.unblog.fr/2011/05/11/mepris-au-nord-fuck-musical/

http://desnouvellesdederrieremonfront.unblog.fr/2011/05/23/mepris-au-nord-fuck-musical-2/

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3 Commentaires

  1. Bidon d'Huile

    29 avril, 2011 à 21:43

    Donc on peut pas vivre sans Claude François si on a même pas de Dieu ?
    Hmmmmmm…..

  2. Bidon d'Huile

    29 avril, 2011 à 21:46

    Vivement la suite.

  3. Usure pas triste

    30 avril, 2011 à 9:51

    ^^ ouais faut que j’y réfléchisse sérieusement…

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