Accueil carrement pas !!! Canard à 3 pattes et sexisme

Canard à 3 pattes et sexisme

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J’ai encore rencontré un canard à 3 pattes… Ce qui me donne l’occasion d’écrire un texte aujourd’hui un peu sérieux… Je croise quand même un peu trop souvent des mecs qui me chauffent les oreilles. C’est caractéristique de ma personnalité, si je rencontre un macho, la conversation se précipite rapidement autour de n’importe quel débat, sans qu’au départ j’en sois vraiment consciente… Et soudain le principal objectif, des chromosomes XY qui me font face,c’est de contredire la moindre de mes paroles, mais par n’importe quel procédé, le but c’est de me rabattre le caquet.

Hors au delà de l’affrontement homme/femme, le mécanisme qui fait que je maintiens la conversation, c’est mon éducation, en effet face à la médiocrité intellectuelle, j’ai appris à ne pas baisser les bras, à tenir tête même. Sinon à quoi bon vivre? Si tout est limité par la puissance physique que représente l’autre? S’il faut se taire pour être apprécié? Pour être aimé? Autant être détesté, c’est bien plus sain pour le coeur.

Et donc le canard à 3pattes, c’est celui qui se pense supérieur, souvent pour des raisons assez obscures, telles ses études, son âge… Mais là où le bas blesse c’est que  son argumentation a les mécanismes du sexisme, dont voilà 3 caractéristiques:

- Il ne cesse de répéter « en fait on est d’accord », « mais moi c’est un peu plus « profond » que toi », « on l’exprime différemment ». Il y a dans cette fausse tentative de conciliation une volonté de me réduire, en me faisant croire que ce n’est pas le cas. Un peu comme si il me donnait ma chance, j’accepte ce compromis qui est à son avantage, et il m’accorde le privilège de m’apprécier. Hors en faisant cette proposition, il fait l’hypothèse que j’ai besoins de son « accréditation »… que je suis en quelque sorte dépendant de sa validation … 

- Il parle de moi aux autres mecs présents, alors que je suis là, à la troisième personne du singulier. Il dit « elle est ceci… elle est cela… elle est faite pour « . Un peu comme un professeur, jugeant son élève, s’adresse à ses parents. Je ne suis pas capable d’entendre ce qu’il a à dire sur ma façon de débattre, je suis sous la responsabilité de mes amis masculins, c’est à eux qu’il réfère de ses impressions sur moi.


- Il me laisse entendre à la fin de la conversation, que le débat a eu lieu parce qu’affectivement je me suis sentie attaquée au départ. Il refuse ainsi à mon argumentation, sa rationalité (« scientifique »), me fait glisser dans la sensibilité, prend de la distance vis à vis de mes propos, les range dans un degrés inférieur, tout comme mon opposition. Il m’explique ainsi qu’il a mieux compris que moi les enjeux de la conversation, que je suis trop dans l’affecte (et donc trop femme) pour que je puisse parvenir au même degrés de compréhension que lui.

Alors à force je me lasse… Mais comme je le disais, je m’ennuie mais je tiens… c’est une question de survie, pour ce genre de raison pour l’originalité de ma position je ne veux plus avoir envie de mourir. La seule solution pour le respect de soi dans ce cas là c’est l’opposition définitive.

Jusqu’au bout de moi.

Usure Pas Triste

 

 

 

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6 Commentaires

  1. Bidon d'Huile

    14 juin, 2011 à 18:11

    L’utilisation de la troisième personne, pour qualifier une personne présente, c’est l’insulte ultime. « En fait Usure elle est comme ça, elle veut dire ça, tu te rends compte ? » Le rabaissement et l’exclusion, du deux en un, « comme le shampoing ».

    Sinon, j’adore cet article, jusqu’au bout de toi.

  2. Usure pas triste

    15 juin, 2011 à 8:29

    Merci d’Huile,
    j’aime bien ton image… Je la kiff même!
    Attention ça pique les yeux…

    Smacks!

  3. Gros

    15 juin, 2011 à 17:42

    Ouai faudrait que tu te calmes, femme. D’ailleurs, depuis quand le sexe faible se permet le luxe de penser ?

  4. Usure pas triste

    15 juin, 2011 à 18:04

    Heureusement Gros que nous débattons régulièrement d’égal à égal…
    Et comme tu n’es qu’un homme … je te pardonne…
    J’en profite pour te dire que j’ai finis toutes mes fiches de lectures… et que je vais pouvoir me connecter sur skype ans culpabilité…
    youpla boum quoi!
    smacks!

  5. Camélia Noir

    20 juin, 2011 à 22:17

    C’est clairement une décomposition de mécanismes rabaissant… Je me dis aussi très souvent que l’assimilation de la véhémence à l’hystérie permet de lisser toute conversation tendant vers les profondeurs… Ouf nous l’avons échappé belle !

  6. Usure pas triste

    21 juin, 2011 à 0:06

    ouf… la route est tellement longue … ça me fatigue d’avance…

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