Degage !

Dégage !

 

Laisse moi respirer,

Laisse moi m’alléger,

De toi…

J’aspire en vain,

Retente, inspire,

Et rien…

Je ne respire.

Oxygène-moi de toi !

 

Continuellement, chaque seconde

Mon cœur explose

Implose de ton éclat immonde

Redonne-moi une dose

De toi !

 

De ton vide en moi, je crêve !

J’étouffe de ton néant,

Emplis-moi à l’instant,

Du sublime rêve

De toi !

 

La douleur s’éparpille,

A l’infini en moi !

Moi qui ne suis qu’une bille,

Réduit en purée de pois,

Mon émoi !

 

Souffle-moi une bulle de toi !

 

Ton poison me ronge

En sous cutané

En instantané !

En profondeur,

Ma vie est terreur

De ton absence en songes !

 

Réinjecte de toi !

 

Tu me manques !

Pique-moi de toi,

Claque-moi de toi,

Lacère-moi, de tes bras,

Ne me laisse pas !

 

Mais tout s’éteint…

Tu n’existe en rien…

 

Lamentable manque

Je me soumet en terreur,

Le cœur en horreur,

La raison en torpeur.

 

Le chagrin assourdit

De ma mort, la rumeur.

Ainsi l’espoir s’enfuit.

Tu tiens mon cœur !

 

Aux supplices de ta sublime indifférence,

Je glisse en une intolérable démence !

 

Accorde-moi une trêve !

Par clémence !

Envois moi une dose de sens !

Avant que tu ne m’achèves !

 

Je t’en supplie lâche-moi

Juste une dose de toi !

 

Pitié ! Cesse ma souffrance !

Réadapte-moi, réajuste-moi !

Trompe-moi ! Joue ce rôle pour moi !

Fais moi croire à ton existence !

 

Ne m’abandonne pas !

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