Envie de chialer.

L’idée d’avoir tout raté, vous connaissez ? 

L’idée qui vous oppresse ?

Qui vous fait serrer les fesses ?

L’idée qui vous nique par derrière ?

L’idée qui vous fait la nique, sur un retour arrière ?

La désespérance en principale substance vivrière,

Vous, vous en nourrissez ?

Savoir en évidence que l’erreur c’est d’en être là ?

L’erreur c’est moi … Vous le saviez ?

Se dire en rengaine, en life-motif que tout n’est que correction de parcours ?

 

Le supportable passe par mon gommage.

Crayon à papier, légère aspérité qu’ai-je dessiné sans talent ?

Ne suis-je qu’un excès, un déchet ?

Le retard, c’est quoi quand on n’a pas décollé, à mon âge ?

Et plus pertinemment, quand il n’y aura pas de décollage ?

Des choix à vie, des envies à mort,

Le superficiel en principal sens

Quelle femme suis-je ainsi ?

Une inessentielle essence ?

A contre idéal je vis,

A vivre, je me suicide.

Je me tue d’émois, de fades joies

confronté à la brillance

Je fonds, mon vide s’assaisonne,

j’entre en résonance

Sans contre balance.

Ce que je ne peux supporter, outrepasse

Mes capacités intellectuelles,

C’est navré de moi que je survie…

Et puis pour quoi faire d’ailleurs ?

 

Plantée ! Je me suis plantée, seule

Mais bien plantée, enfourchée

Pour béqueter !

Quel espoir de se couper de ma réalité,

Toute bien tracée ? Si rassasiante,

Affamée, écœurée insupportée ?

Je me traîne, cœur creux mais ventre plein !

Les yeux salés relevant ainsi le piment de mon dégoût…

Qu’ai je à tailler ? rien ne déborde ?

Je ne peux attendre que l’on me borde…

Pourtant c’est ainsi que je vis.

Ca sent déjà les regrets rances

Je donne dans le sentiment

Est-ce pour nuancer mon néant ?

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