Falaise

Armée, piquante de peine. J’alarme et me traine.

Chauffée, irradiée de l’être au cutané …

Dans ce placide remous s’élève mon opale source.

J’en perds un à un les grains, ils choient, me laissant à jeûn.

Bondissants, toujours blemissants sans humour…

La vitesse me reprend, je tourbillone, me precipite, de souffre enflamme le foutre.

Souffle haletant, tout un tempérament, tout un abrutissement de l’idée d’un temps, de cet instant.

Desséchée, rattrapée par cette nécessité de tout glaner,

de planer à n’en plus finir, à en oublier le sujet de cette humanité.

Mais sans cette humidité je m’éloigne.

En apnée serais je un peu plus proche du vertige ?

L’obscurité l’avant gout de ce précipice, est elle mon dernier délice ?

Je reprend de ton dessert,

j’irai tout prés de plat ocre de ce, distraitement,

immense renouveau (avant cette nouvelle fin… )

Avant la flamme qui s’allume, ce battement qui m’éteint.

Je transvase la vase sèche. De ma bave je recouvre l’essentiel de ce vide.

De froideur avide. De chaleur dardée.

En mon abime je surgis tout au bord juste là, juste là encore :

Mon coeur est falaise.

Laisser un commentaire