l’HFT and me

Vous ai je déjà parlé d’HFT ?

Vous savez cette substance licite que je m’injecte en sous cut. et parfois en IM quand le désespoir est si présent que seul son écho m’éveille.

Lorsque la nuit me ravage, lorsque je m’éveille en obscurité, méconnaissant ce qui m’entoure insuffisante à tant d’amour.

Mais aussi lorsque mes papilles ne sont plus curieuses de rien, que mon odorat m’écoeure, que tout est trop sensiblement satiné.  Que tout est rose à mes yeux qui en chialent de nausée. Il me reste alors cette beauté à mon oreille.

A passer ma vie agenouillée, j’en suis chronique. Lorsque j’implose d’émoi de pacotille, piétinant l’essentiel, il reste la dureté de ces textes. Il me reste la poésie des mots.

Quand d’autre m’affuble de légèreté, quand je fais pire que me trainer, quand tout s’arrête, que reste t’il de tangible?

Si l’incompréhension est ma seule rançon, comprenez vous que je continuerai de saigner à blanc les chèques de vos existences? Que je continuerai à vous traiter d’absurdité nécrosée ? Que je continuerai à vous aimer avec vos relans de putréfaction  précoce ?

Parmi-vous on est si seule…

Avec vous j’ai froid de toi.

Tout est tellement vide dans votre foule.

J’ai saisie tellement de mains, 

la multitude a dissous votre saveur,

égaré en mon coeur,

confondu en torpeur.

Et puis soudain, un rêve « nouveau »

un nouvel autre, une nouvelle chance

de s’agripper à votre monde.

Vous êtes tellement beau.

Ma tristesse en prend l’eau.

Tout est tellement drôle alors,

parfois même je pépille.

Mais bien vite je ris des sévices 

et de ma pathétique prose je me torche.

Je m’adonne à cette dépression joyeuse,

réinvente ou alimente la théorie du manque…

Part à la chasse au charmant, pour le détrôner.

Pour lui rire au nez et faire glisser ses crottes de nez.

Temps de médiocrité, tant de chronicité.

En ivresse je combas, à jeûn je me fuis.

En douleur je me trouve, en pleurs je vis.

Ainsi va ma pluie. Irradié, condamné

parce qu’engendrée.

Mais là ce n’est pas encore suffisant….

Non là… tu es là, et tu m’achèves.

Et c’est de ce new-désir que je crève.

Ce n’est pas construit

c’est ressenti…

Il sera le banc d’une  trêve pause.

à perdre haleine en ce bocal blanc

mon vocable lent, ne transpose

ce que j’emballe bancal,

mais ce rêve ment.

C’est un magistral bang.

Pardonnez ce cri déraisonné et donc forcément étouffé…

Pardonnez cet éclair déjà inspiré. 

Pardonnez moi de ne savoir m’arrêter de tout continuer.

Pardonnez cette jouissance de vous avoir rencontrer

Pardonnez moi de vous désirer, pardonnez moi de vous rêver.

Pardonnez moi de ses textes trempés

Comprenez si vous le voulez 

Mais je reprendrai de L’HFT pour vous oublier


PS (Post Strangulation):

Pardonnez moi de vous avoir ennuyé :)

 

 

Laisser un commentaire