louve

Mes adieux sont pour ce soir,

A la lune ascendante,

je me détache

 

Voilà ta part de mon cœur,

Elle se gangrène déjà, emporte là…

Je lui donne quelques heures…

Par tes mains elle sera poussière,

A l’aube, dés demain.

Tu ne la méritais pas…

 

L’indifférence remplace une dépendance.

La colère tapie en moi me guette

Affamée des lunes perdues

à empiéter sur mon cœur…

 

Quelle étrange sensation en moi

que cette résignation à ton endroit !

Quelle rage aussi,

cette envie de revenir,

sur cette altération de la réalité

courue sur une année.

 

Le ressort accroché à mon émoi

S’est tellement étiré !

J’ai cru que jamais

Il ne retrouverai sa forme initiale !

Il vibre encore, frémissant

Frémissant du péril écarté!

 

C’est dubitative sur moi

que je te laisse toi,

asservit à ton amour propre,

à ta « puissance séductrice »

à ton « adulation dominatrice ».

 

C’est libre que je m’en vais.

C’est prisonnier de toi que je te laisse…

 

Il y a un risque d’étranglement,

si tu tire sur ta laisse en « quête de liberté »,

faignant d’ignorer que tu t’es toi-même attaché

par sécurité, par commodité, par lâcheté…

 

Tu ne peux pas espérer te faire caresser,

si tu sens mauvais le rêve, tu le sais…

Et pour un bon coup de lèche,

ne donnerai tu pas ta liberté ?

 

Pourtant il y a des chiens

qui ne sont pas mauvais,

des chiennes qui s’assument.

Mais pas toi…

 

Tu trouveras ne t’inquiète pas

de multiples joies, payante parfois…

Des tas de gens comme toi.

N’aies pas de regrets…

C’est juste moi qui m’en vais.

 

 

 

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